Cognitive Capitalism: Difference between revisions

From P2P Foundation
Jump to navigation Jump to search
No edit summary
Line 9: Line 9:
Finally, the interpretation of [[Netarchical Capitalism]], argues that because of the distribution of the means of production (networked computer), which undermines both the monopolies of cognitive capitalists (through the creation of an [[Information Commons]], and the [[Vectoral Class]] (through the distributed nature of the internet), is paving the way for netarchical capitalists, who enable, but also own, the participatory platforms.
Finally, the interpretation of [[Netarchical Capitalism]], argues that because of the distribution of the means of production (networked computer), which undermines both the monopolies of cognitive capitalists (through the creation of an [[Information Commons]], and the [[Vectoral Class]] (through the distributed nature of the internet), is paving the way for netarchical capitalists, who enable, but also own, the participatory platforms.


=Citations=


=Characteristics=


==Yann Moulier Boutang 1==
Summarized by Ed Emery:


"We can offer the following elements towards a definition of cognitive
capitalism:


'''“Le capitalisme dans a nouvelle phase a besoin du communisme des multitudes. Dans l’economie cognitive, la loi de la valeur est contre-productive. En effet, la productivite considerable de la cooperation sociale n’est pas produite dans le marche et par le marche, mais le precede comme sa condition.
(a) The production of wealth is no longer based solely and exclusively on material production but is based increasingly on immaterial elements, in other words on raw materials that are intangible and difficult to measure and quantify, deriving directly from employment of the relational, affective
and cerebral faculties of human beings.


(quoted from Yann-Moulier Boutang, Multitudes mailing list)
(b) The production of wealth is no longer based on a standardised and homogenous models for the organisation of the labour process regardless of the types of good produced. Production in cognitive capitalism takes place through a wide variety of labour-process models made possible by the
development of new technologies of linguistic communication and transportation, and particularly characterised by forms of networking.


, ce n'est pas une rupture dans le mode de production car nous sommes toujours dans le capitalisme, mais les composantes de ce dernier sont aussi renouvelées que celles du capitalisme industriel ont pu l'être par rapport au capitalisme marchand (en particulier dans le statut du travail dépendant qui passe du second servage et esclavage au salariat libre). Pour désigner la métamorphose en cours nous recourrons à la notion de capitalisme cognitif comme troisième espèce de capitalisme. »
As a result of this restructuring of labour processes the traditional unilateral hierarchical form of the factory gradually comes to be replaced by hierarchical structures that are organised territorially via producer chains of sub-contracting suppliers, characterised by cooperation and/or
command;


From: '''Yann-Moulier Boutang''' in http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=1656 ; See also http://www.ish-lyon.cnrs.fr/labo/walras/Objets/New/20021214/YMB.pdf
(c) The way in which work is done alters both quantitatively and qualitatively. In the material conditions of labour there is a marked increase in working hours. Often there is also a piling-on of additional tasks, a tendency for the the separation between work time and life time to disappear, and a greater individualisation of work relations. Moreover the nature of work itself comes to involve more and more elements of immateriality. Relational activities, communicational activities and brain activity becomes increasingly present and important. These activities require training, skills and attention: we move beyond the separation between mind and brawn typical of Taylorised work.


(d) The subjection of the worker within the production process is no longer imposed in disciplinary fashion by direct command (foremen etc); most of the time it is introjected and developed through forms of conditioning and social control. Individualised contractual relations are the order of
the day, and this tends to introduce individual competitiveness into people's working behaviours.


==Yann Moulier-Boutang 2: Four ways of understanding cognitive capitalism==
(e)  The role of knowledge becomes fundamental. To the creation of value through material production is added the creation of value through the production of knowledge. Cognitive capitalism means that the production of wealth takes place increasingly through knowledge, through the use of those
faculties of labour that are defined by cognitive activity (cognitive labour), in other words principally through immaterial cerebral and relational activities.


(f) Precisely because of its individual nature, cognitive labour demands a high degree of relational activity, as the instrument for the transmission and decodification of its own brain activity and accumulated knowledges:


"Il y a trois mauvaises réponses au problème de comprendre véritablement les transformations actuelles du capitalisme.
Cognitive abilities and relational activities are two faces of the same coin and can be regarded as indivisble. They are the basis of [[General Intellect]], in other words the form of diffuse intellectuality which Marx discusses in his Grundrisse.
La première est de vouloir sauver la lutte de classe (donc une continuité des luttes ouvrières) à n’importe quel prix, face à un discours qui a évacué tout antagonisme, et ce faisant de revenir à la position « classique » du Mouvement Ouvrier : celle qui affirme qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil de l’exploitation et du capitalisme. Cette attitude est compréhensible. Elle refuse de « désespérer Billancourt » comme disait J.P. Sartre. Le problème est que les usines Renault de Billancourt ont été intégralement rasées (sauf le siège social et encore puisque le consortium Renault-Nissan siège désormais aux Pays-Bas !!)
La seconde, symétrique et opposée de la position précédente consiste, en voulant sauver la discontinuité et les transformations réelles du capitalisme, de se retrouver dans un l’espace irénique d’une utopie capitaliste qui a évacué tout antagonisme. C’est le péché mignon techniciste des experts ou savants qu’ils soient rattachés aux entreprises ou qu’ils adoptent le point de vue de l’administration étatique ou enfin qu’ils soient des anciens militants engagés déçus de l’aveuglement dont font preuve les « radicaux ».
La troisième solution, plus subtile, consiste à prendre une moitié de chacun des deux précédentes positions et de fabriquer un hybride : les luttes ouvrières fordistes plaquées sur le nouveau capitaliste.
Cette voie peut sembler à première vue ne renoncer à aucun des avantages des deux précédentes, sans avoir leur défaut. Le seul ennui est que son résultat est sans doute encore pire. Les trois solutions ne mènent nulle part. La première, à l’heure des luttes de libération et des nouvelles formes d’exploitations là où on ne les attend pas, consiste à faire de l’ouvriérisme, du travaillisme et du « marxisme des bègues » là où les ouvriers ont perdu l’hégémonie, là où le travail n’est plus dans l’emploi, là où enfin, le critère de classe est devenu une sociologie apologétique du déterminisme social et non la catégorie révolutionnaire qui refend les ordres du social. La seconde solution, celle de l’utopie d’un capitalisme de la révolution permanente passée tout entière dans la technique, à la différence du socialisme utopique d’autrefois ne mène nulle part non plus, au sens où elle ne débouche sur aucune subjectivité ou corporéité d’un projet politique autre que l’adaptation, l’adaptation sans autre programme qu’une survie. La troisième solution est sans doute la plus dangereuse, car elle semble, à première vue, fournir une perspective sur l’évolution du monde réel tout en appuyant la critique de ce dernier sur des conflits ou des mouvements sociaux. Mais on s’apercevra vite que c’est sur un théâtre d’ombres que l’on se trouve. Les mouvements fordistes, comme dans le post-moderne, sont des citations rapportées dans un tout autre jeu. Et du même coup, le capitalisme qu’on croyait avoir capturé fait le trompe l’œil d’un décor, sans que vous ayez jamais réussi à en coincer le machiniste.


Quelle est alors la solution ? Elle se trouve dans la solution 4 : celle qui fait la double hypothèse d’une discontinuité de l’antagonisme social et simultanément d’une discontinuité dans le capitalisme.
(g) Cognitive capitalism is also necessarily a networked reality. In other words it is not linear, and the hierarchies which it develops operate within the individual nodes, and between the various nodes, of the network."


Continuité de l’antagonisme social //Discontinuité du capitalisme //Problèmes principaux


Solution 1 //OUI  //NON //Déphasage complet
Solution 2 //NON //OUI //Suppression du politique
Solution 3 //OUI //OUI //Échec stratégique
Solution 4 //NON //OUI //Identification et nature de l’antagonisme
C’est évidemment la solution la plus risquée intellectuellement. Celle qui comporte la plus forte dose de pari et d’inconnu. Pourtant, c’est cette configuration qui se vérifie à notre avis dans l’actuelle mondialisation.On a la conjonction d’une discontinuité profonde dans l’antagonisme social par rapport au fordisme et d’une discontinuité tout aussi profonde dans le mode d’accumulation du capital."
(http://multitudes.samizdat.net/Antagonism-under-cognitive.html)




Line 58: Line 49:
'''Self-organisation and cooperation in cognitive capitalism''', special issue of '''Solaris''' magazine, at http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5introduction.html , http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5link-pezet.html  
'''Self-organisation and cooperation in cognitive capitalism''', special issue of '''Solaris''' magazine, at http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5introduction.html , http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5link-pezet.html  


Critique from the French Trotskyist Michel Husson, in: : Sommes nous entrés dans le capitalisme cognitif ?Critique communiste n°169-170, été-automne 2003


=Key English-language Books to Read=
=Key English-language Books to Read=
Line 72: Line 62:
(what if the new capitalism produced a new kind of feudalism? Indeed, as products are increasingly replaced by immaterial experiences, and are licensed rather than sold, then this means that consumers will no longer ‘own’ anything, merely a right to use it, and that those without means will be excluded from access to these networks)
(what if the new capitalism produced a new kind of feudalism? Indeed, as products are increasingly replaced by immaterial experiences, and are licensed rather than sold, then this means that consumers will no longer ‘own’ anything, merely a right to use it, and that those without means will be excluded from access to these networks)


'''Nick Dyer-Whitheford. [http://www.amazon.com/exec/obidos/redirect?link_code=ur2&tag=p2pfoundation-20&camp=1789&creative=9325&path=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2Fgp%2Fproduct%2F0252024796%2Fqid%3D1144555965%2Fsr%3D1-1%2Fref%3Dsr_1_1%3Fs%3Dbooks%26v%3Dglance%26n%3D283155 Cyber-Marx, cycles and circuits of struggle in High-Technology Capitalism]. Univ. of Illinois Pr., 1999.'''
'''Nick Dyer-Whitheford. [http://www.amazon.com/exec/obidos/redirect?link_code=ur2&tag=p2pfoundation-20&camp=1789&creative=9325&path=http%3A%2F%2Fwww.amazon.com%2Fgp%2Fproduct%2F0252024796%2Fqid%3D1144555965%2Fsr%3D1-1%2Fref%3Dsr_1_1%3Fs%3Dbooks%26v%3Dglance%26n%3D283155 [[Cyber-Marx]], cycles and circuits of struggle in High-Technology Capitalism]. Univ. of Illinois Pr., 1999.'''


(“well-researched overview on contemporary Marxist responses to the information age"  - Soderbergh copyleft essay)
(“well-researched overview on contemporary Marxist responses to the information age"  - Soderbergh copyleft essay)
Line 86: Line 76:
(vignettes which show the contradictions inherent in the postfordist model of capitalism, and the high personal price to be paid by its employees / French: “Le Travail sans Qualite", Albin Michel, 2000)
(vignettes which show the contradictions inherent in the postfordist model of capitalism, and the high personal price to be paid by its employees / French: “Le Travail sans Qualite", Albin Michel, 2000)


=Key French-language books to read=
'''French-language books on cognitive capitalism''', recommended by the journal Multitudes:'''
1) Andre Gozr. L'immateriel. 2003;'''
(« avec ses deux derniers ouvrages Misères du présent, richesse du possible (1997) et l'Immatériel (2003), Gorz produit un renouvellement profond. Le dernier livre d'André Gorz revient sur l'évolution la plus récente du capitalisme et le rapport entre valeur, capital et connaissance. En ce sens, il justifie théoriquement et historiquement les conclusions pratiques et politiques annoncées en 1997 : la nécessité de rebâtir la protection sociale, et un salariat affaibli dans sa contrainte sur un revenu inconditionnel d'existence d'un niveau substantiel ( pp. 99-104).Hormis le quatrième chapitre qui attaque le post-humanisme, le livre est tout entier dédié à l'analyse de l'immatériel, à la naissance d'une " dissidence numérique " au sein des secteurs les plus avancés de la nouvelle économie. Ce faisant, André Gorz est conduit à discuter les thèses du troisième capitalisme ou capitalisme cognitifs que nous sommes quelques uns à défendre ( par exemple dans l'ouvrage collectif Sommes-nous sortis du capitalisme industriel ? (sous la direction de CarloVercellone,La Dispute, Paris 2003) et dans la Revue Multitudes. André Gorz est un lecteur attentif et exigeant : il perçoit les enjeux politiques d'une évaluation correcte de l'étendue des transformations en cours du capitalisme, en particulier la question des externalités pour nous cruciale, et le caractère central pour la valorisation capitaliste de la production de connaissance au moyen du cerveau vivant collectif des réseaux numériques. Il perçoit bien la dissidence numérique ( belle expression) comme l'allusion à un monde digital. Livre salubre, salutaire, donc qu'il ne faut pas résumer. Bornons-nous ici à trois remarques autour de notions qu'il met en jeu, pour alimenter un débat qui ne fait que commencer : celle de la distinction savoir/connaissance , celle de machine humaines, celle enfin du capitalisme cognitif - crise . - From the Multitudes mailing list)
2) '''La place des chaussettes. Christian Marazzi. L'eclat, 2001''', on the linguistic turn of capitalism;
(Pour Christian Marazzi , le travail est promis à de nouveaux développements. Tous les domaines où l'activité humaine est matière à langage peuvent être réquisitionnés, le travail domestique en particulier. Ainsi, les prophéties millénaristes sur la fin du travail n'ont guère d'autre but que de leurer ceux qui n'ont pas de travail, et l'engagement du langage sur le marché de l'emploi, aux lieux et places de la force ou de la qualification, met l'ensemble de la population en situation de travail, sans pour autant en assurer la rémunération. «Travailler en communiquant», tel est le nouveau mot d'ordre de notre époque ou bien: “emphase sur un capitalisme sémiotique qui met au travail le langage, les formes symboliques de la socialité? recommended by Multitudes)
3) '''Corsani et al. Vers un capitalisme cognitif. L’harmattan, 2001;'''
(accent mis sur un troisième capitalisme, d'abord marchand puis industriel, celui ci, en adéquation avec le développement du general intellect, de l'intellectualité de masse , muterait en capitalisme cognitif - reco Multitudes)
4) '''Sommes-nous sortis du capitalisme industriel? (sous la direction de Carlo Vercellone). Ed. La Dispute;'''
(“Les mutations en cours du capitalisme ont conduit des économistes à poser l'hypothèse d'une nouvelle phase historique du capitalisme, qualifiée de «capitalisme cognitif». Cette transformation trouverait notamment son origine dans la diffusion du savoir et la montée du travail immatériel remettant en cause les formes de la division du travail et du progrès technique du «capitalisme industriel». Cette hypothèse suscite un débat dont les principaux arguments sont développés dans cet ouvrage. Si certains auteurs privilégient la thèse du capitalisme financier comme facteur déterminant de la transformation des rapports sociaux de production, d1autres mettent l'accent sur une multiplicité de tendances dont il est prématuré d'affirmer à quelle configuration achevée elles mènent. D'autres encore insistent sur l'importance des mutations de la division internationale du travail ou sur celle d'une mise en perspective historique pour comprendre le nouveau visage du capitalisme. Les enjeux de ce débat sont loin de n’être que théoriques. L'un d'entre eux, développé dans la troisième partie du livre, est la proposition d'un revenu social garanti comme vecteur d'une reforme radicale des normes de répartition de la richesse. Les auteurs : François Chesnais, Antonella Corsani, Jean-Claude Delaunay, Patrick Dieuaide, Pierre Dockès, Marc Heim, Rémy Herrera, El Mouhoub Mouhoud, Yann Moulier-Boutang, René Passet, Pascal Petit, Geneviève Schméder, Claude Serfati, Luc Soete et Carlo Vercellone; postface par Bernard Paulré.?)
5) '''Vercellone C. (ed), Transformations de la division du travail et nouvelles regulations. Le crepuscule du capitalisme industriel ?, Paris, l'Harmattan;'''
6) '''Maurizio Lazzarato. Les Revolutions du Capitalisme.Les Empecheurs de Penser en Rond, 2004.'''
7) "Le nouvel esprit du capitalisme" de Boltanski et Chiapello. Gallimard, 1999.


(This is a key book, to understand the postfordist model, and particularly its culture, based on the constant transgression of norms, and no longer in any sense conservative, authoritarian, or patriarchal; the authors review 30 years of managerial literature, to show how capitalism adapted itself to the artistic critiques, in order to elude the social critique)





Revision as of 13:39, 26 April 2007

Definition

This interpretation stresses that we are in a third phase of capitalism, where the accumulation is centered on immaterial assets. It follows the earlier phases of mercantile and industrial capitalism.

Cognitive capitalism theorists believe that it is centered around the accumulation of immaterial assets, especially related to the information core of products, which are protected through Intellectual Property Rights, i.e. legal means such as patents. These patents, as they are used by brands, in sectors such as pharma, agribusiness and software (Microsoft), then allow for the creation of a surplus value resulting from monopolistic rents. The contradiction of cognitive capitalism is that the products themselves are generally cheap to produce, so they have to be kept in a state of artificial scarcity through IP protection. Cognitive capitalism is associated with the process of a private appropriation of the Information Commons.

For related interpretations, see the theory of Vectoral capitalism, which sees the Hacker Class, which produces use value but cannot realize its exchange value because it doesn't own the vectors of information (the means of distribution such as mass media), pitted against the Vectoral Class, which does own the vectors.

Finally, the interpretation of Netarchical Capitalism, argues that because of the distribution of the means of production (networked computer), which undermines both the monopolies of cognitive capitalists (through the creation of an Information Commons, and the Vectoral Class (through the distributed nature of the internet), is paving the way for netarchical capitalists, who enable, but also own, the participatory platforms.


Characteristics

Summarized by Ed Emery:

"We can offer the following elements towards a definition of cognitive capitalism:

(a) The production of wealth is no longer based solely and exclusively on material production but is based increasingly on immaterial elements, in other words on raw materials that are intangible and difficult to measure and quantify, deriving directly from employment of the relational, affective and cerebral faculties of human beings.

(b) The production of wealth is no longer based on a standardised and homogenous models for the organisation of the labour process regardless of the types of good produced. Production in cognitive capitalism takes place through a wide variety of labour-process models made possible by the development of new technologies of linguistic communication and transportation, and particularly characterised by forms of networking.

As a result of this restructuring of labour processes the traditional unilateral hierarchical form of the factory gradually comes to be replaced by hierarchical structures that are organised territorially via producer chains of sub-contracting suppliers, characterised by cooperation and/or command;

(c) The way in which work is done alters both quantitatively and qualitatively. In the material conditions of labour there is a marked increase in working hours. Often there is also a piling-on of additional tasks, a tendency for the the separation between work time and life time to disappear, and a greater individualisation of work relations. Moreover the nature of work itself comes to involve more and more elements of immateriality. Relational activities, communicational activities and brain activity becomes increasingly present and important. These activities require training, skills and attention: we move beyond the separation between mind and brawn typical of Taylorised work.

(d) The subjection of the worker within the production process is no longer imposed in disciplinary fashion by direct command (foremen etc); most of the time it is introjected and developed through forms of conditioning and social control. Individualised contractual relations are the order of the day, and this tends to introduce individual competitiveness into people's working behaviours.

(e) The role of knowledge becomes fundamental. To the creation of value through material production is added the creation of value through the production of knowledge. Cognitive capitalism means that the production of wealth takes place increasingly through knowledge, through the use of those faculties of labour that are defined by cognitive activity (cognitive labour), in other words principally through immaterial cerebral and relational activities.

(f) Precisely because of its individual nature, cognitive labour demands a high degree of relational activity, as the instrument for the transmission and decodification of its own brain activity and accumulated knowledges:

Cognitive abilities and relational activities are two faces of the same coin and can be regarded as indivisble. They are the basis of General Intellect, in other words the form of diffuse intellectuality which Marx discusses in his Grundrisse.

(g) Cognitive capitalism is also necessarily a networked reality. In other words it is not linear, and the hierarchies which it develops operate within the individual nodes, and between the various nodes, of the network."



More Information

Check of P2P Foundation blog archive for more articles on cognitive capitalism.

Self-organisation and cooperation in cognitive capitalism, special issue of Solaris magazine, at http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5introduction.html , http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d05/5link-pezet.html


Key English-language Books to Read

The theory of cognitive capitalism has its roots in mostly French and Italian thinkers. Therefore, we are able to present a number of specific books in French, but English books on the subject are less precise in regard of this concept.


Book in progress by Adam Arvidsson: The Ethical Economy Book Project


Jeremy Rifkin. The Age of Access: The New Culture of Hypercapitalism, Where all of Life is a Paid-For Experience

(what if the new capitalism produced a new kind of feudalism? Indeed, as products are increasingly replaced by immaterial experiences, and are licensed rather than sold, then this means that consumers will no longer ‘own’ anything, merely a right to use it, and that those without means will be excluded from access to these networks)

Nick Dyer-Whitheford. Cyber-Marx, cycles and circuits of struggle in High-Technology Capitalism. Univ. of Illinois Pr., 1999.

(“well-researched overview on contemporary Marxist responses to the information age" - Soderbergh copyleft essay)


Class Warfare in the Information Age. Michael Perelman. Palgrave.

(“shows how class conflict remains a contemporary issue")


The Corrosion of Character: The Personal Consequences of Work in the New Capitalism. By Richard Sennett. Norton & Co, 1998.

(vignettes which show the contradictions inherent in the postfordist model of capitalism, and the high personal price to be paid by its employees / French: “Le Travail sans Qualite", Albin Michel, 2000)