Biens Communs Informationnels

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Biens Communs Informationnels, définis par Philippe Aigrain, auteur de Cause Commune :

BIENS COMMUNS. Toute « chose » ou entité immatérielle à laquelle on a décidé de donner un statut de propriété commune, de la faire appartenir à tous, parce qu'elle n'appartient à personne. Dans le sens moderne, la propriété commune est universelle, elle est celle de l'humanité. Dans le sens ancien, il s'agissait souvent de la propriété d'une communauté restreinte. À ne pas confondre avec les biens publics dans le sens d'objets d'une propriété publique (gérée par des institutions publiques).

BIENS COMMUNS INFORMATIONNELS. Bien communs qui peuvent être créés, échangés et manipulés sous forme d'information, et dont les outils de création et le traitement sont souvent eux-mêmes informationnels (logiciels). Il peut s'agir de données, de connaissances, de créations dans tous les médias, d'idées, de logiciels. Les biens communs informationnels sont des biens publics parfaits au sens économique, contrairement aux biens communs physiques, qui gardent toujours une part de rivalité ou d'excluabilité.

Glossaire de Cause commune : l'information entre bien commun et propriété, Editions Fayard, 2005. http://www.causecommune.org

(source: http://temps-nouveaux.net/article.php3?id_article=149)


Associations 'Bien Publics à l'Echelle Mondiale

Voir : http://www.bpem.org/rubrique.php3?id_rubrique=1

"Pour que tous les êtres humains aient enfin un jour la chance de devenir " égaux en dignité et en droits ", une idée chemine entre autres, en ce début de millénaire : celle que des " biens publics " sont nécessaires à l'échelle mondiale. Qu'est-ce à dire ? Chaque société, chaque civilisation, a développé historiquement des biens et services publics, quels que soient les mots employés et les cadres culturels dans lesquels ils s'inscrivent. Mais partout, à notre époque, ces biens sont menacés par la convoitise des intérêts financiers. Simultanément, l'interaction croissante des sociétés humaines induit des maux et des besoins nouveaux. La mondialisation incontrôlée des activités financières et productives s'accompagne aussi d'un développement inouï du système des " paradis fiscaux " qui ouvre un boulevard à la criminalité économique, facilite la corruption des responsables politiques et administratifs et sape les bases économiques du financement des biens publics. Le modèle social européen, qui a sous-tendu l'un des plus hauts niveaux de développement de la planète, reste un exemple, et les menaces qui pèsent sur lui sont vivement ressenties. D'autres contrées, particulièrement les pays du Tiers monde, n'ont guère le moyen de défendre leurs acquis et pratiques de solidarité face aux injonctions des institutions financières internationales. C'est dans ce contexte difficile que l'idée de la nécessité de biens publics globaux fait irruption dans le débat sur l'avenir du monde. Il ne s'agit pas de substituts aux services d'intérêt général menacés localement, mais de besoins nouveaux, nés de la prise de conscience de solidarités et du refus de l'aggravation des inégalités dans le mouvement planétaire d'interaction croissante des sociétés. Certains voient dans cette idée une réponse nécessaire aux maux de notre temps. Ailleurs on s'efforce de la récupérer pour accélérer la marchandisation planétaire, au nom de lois économiques contestables. Au-delà de ces divergences fondamentales, le débat est considérable autour de questions intimement mêlées : quel est le contenu concret du bien public mondial, a-t-il un niveau optimal, à quelle échelle territoriale doit-il être assuré, et par qui, comment y parvenir... ?

Pour plus d'information ce livre est disponible en ligne, La Sante Publique entre Racket et Bien Public, http://www.eclm.fr/source/pdf/originaux/293.pdf